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Lors de l’aménagement d’une parcelle en lotissement, l’aménageur doit prévoir un système de gestion des eaux pluviales adapté :
> à la vulnérabilité du site lui-même et de l’aval,
> aux équipements existants sur la commune,
> à la surface lotie, la taille des parcelles,
> au milieu environnant (intégration paysagère…)…
 Lotissement communal de Blacqueville, 2011 (16 lots à bâtir, 3,5 hectares).
Il peut alors baser son système sur le collectif : toutes les eaux pluviales (voiries, espaces verts, parcelles privées…) sont collectées en réseau ou en superficiel (noues, fossés…) puis régulées dans des ouvrages (bassins, …). La surveillance et l’entretien de ces équipements communs seront à la charge de l’association syndicale (ou de la commune).
L’aménageur peut également privilégier un système « mixte » où les eaux pluviales des toitures seront d’abord infiltrées à la parcelle (pour une occurrence de pluie décennale), pour, en cas de débordement, rejoindre le reste des eaux (voiries, espaces verts…) ruisselées collectées dans un ouvrage collectif, ceci à condition que l'infiltration du sol soit satisfaisante.
Dans tous les cas, ces éléments doivent être précisés dans les différentes pièces du dossier du lotissement (règlement, cahier des charges, …) afin que la construction individuelle soit adaptée à l’aménagement d’ensemble.
En l'absence de règlement communal sur la gestion des eaux pluviales du projet (cf. : partie suivante « Les outils de la commune pour la gestion des eaux pluviales »), la règle départementale indiquée dans une plaquette éditée par la DISE devra être appliquée.
Cette règle demande aux nouveaux projets de lotissements à partir de trois lots (ou de 1 hectare), de respecter les 5 principes techniques suivants :
· La totalité de la surface du projet doit être prise en compte ;
· La pluie locale de période de retour 100 ans la plus défavorable doit être prise en compte pour le dimensionnement des ouvrages de stockage des eaux pluviales ;
· Le débit de fuite de l’ensemble du projet doit être limité à 2L/s/ha aménagé ;
· Le coefficient de ruissellement doit être adapté à la hauteur de la pluie ;
· La vidange du volume de stockage devra être assurée en moins de 2 jours pour un événement pluvieux centennal le plus défavorable.
Téléchargez la plaquette de la DISE, ainsi que le courrier d’accompagnement du Préfet.
Elle complète techniquement les lois relatives à la gestion des eaux pluviales, pour les adapter au contexte local, en particulier la Loi sur l’Eau (Article L211-1 et suivants du Code de l’Environnement). Elle a été élaborée dans le cadre d’un groupe de travail départemental piloté par la DISE.
Deux guides élaborés à l’échelle du Département donnent les détails des choix techniques qui ont été faits, ils sont également téléchargeables sur le site de la DISE. Il s’agit :
La prise en compte de ces éléments le plus en amont possible des projets urbains facilitera leur intégration au sein des lotissements.
Le SMBVAS, de par son volet d’animation « Eaux pluviales urbaines », se tient donc à la disposition de l’ensemble des aménageurs du territoire agissant sur le bassin versant de l’Austreberthe, pour accompagner les projets sur la gestion de leurs eaux pluviales.
Vous êtes LOTISSEUR, ELU en charge d’un projet urbain communal, vous avez un projet de sur le bassin versant de l’Austreberthe et du Saffimbec ? Vous pouvez contacter le SMBVAS pour intégrer au mieux la gestion des eaux pluviales à votre projet. |